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Franquin et les fanzines

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Entretiens avec la presse souterraine - 1971-1993

Serge Honorez, José-Louis Bocquet, Elisa Renouil

Editeur : Dupuis

Année d'édition : 2013

Première édition : 2013

480 pages

14,5 x 19 cm - 980 gr

Langue : Français

ISBN : 9782800156385

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Franquin et les fanzines


Livre relié, de belle qualité, protégé par un couverture cartonnée et fermé par un dos rond embelli d'une tranchefile. L'ouvrage est d'un petit format, peu courant, qu'on pourrait assimiler à celui d'une Bible. A contrario, les presque 500 pages ne sont pas imprimées sur un papier bible, mais couché et d'un bon grammage. En conséquence, l'objet est épais. Entièrement en quadrichromie, l'intérieur est principalement composé d'un pavé de texte largement interligné, ferré à gauche, mais entouré de marges étroites. Signalons que l'alternance des différents chapitres est assez peu marquée (pas de titre, pas de rappel du chapitre en cours dans l'en-tête, table des matières peu visible et déportée en fin de livre, etc.), de même que la hiérarchisation générale du texte, qui apparaît en conséquence comme un long flux indifférencié irriguant tout le livre, ce qui n'est pas réellement le cas. Ceci alors qu'au contraire, le livre est très structuré. Après une introduction (qui n'est qualifiée comme telle que dans la table des matières), l'ouvrage est composé d'une suite de 27 chapitres consacrés chacun à un fanzine ayant publié une interview de Franquin, l'ordre de citation des périodiques étant chronologique selon la date de parution de l'entretien en question. Chaque chapitre est à son tour divisé en deux parties, la première étant une présentation générale du fanzine, accompagnée d'une interview d'un de ses membres fondateurs, quand cela a été possible (soit la plupart du temps). La seconde est la retranscription de l'entretien réalisé alors par ledit fanzine avec Franquin.

Signalons encore cette pratique peu ordinaire consistant à ne pas utiliser le retour à la ligne pour marquer les paragraphes. L'ensemble du texte est en continu (ce qui accentue l'impression signalée plus haut), et les paragraphes sont indiqués soit par une pastille (dans la première partie de chaque chapitre), soit par la mise en gras des questions de l'intervieweur (dans la seconde - on distingue les réponses de Franquin précisément parce qu'elle ne sont pas engraissées). Cette façon de faire est un rappel des anciens textes, manuscrits ou incunables qui accentue l'impression qu'on tient une bible entre ses mains. Nombreuses illustrations, provenant pour l'essentiel des fanzines en question, quelques fois légendées. Bibliographie réduite à sa plus simple expression. Pas d'index. Terminons en nous attardant sur la dernière page imprimée du livre, qui seule indique les individus qui ont conçu l'ouvrage. Citons donc : « Sous le haut patronage de Serge Honorez - fanzine 1815 - ce ouvrage est publié par José-Louis Bocquet - fanzine Bizu - et mis en page par Philippe Ghielmetti - fanzine Le Crobard - ».

 

Notule de Christian Rosset :

Franquin, pour autant que j’ai pu le constater, était un homme drôle et charmant, mais plutôt rétif au « jeu » des questions/réponses. Il était, me semble-t-il, assez ouvert à l’idée de parler métier (comme en témoigne son livre d’entretiens avec Philippe Vandooren[1]), mais peu enclin au dévoilement de soi. Même s’il a été proprement cuisiné au sujet de sa dépression légendaire, notamment par Numa Sadoul, il a toujours su préserver son intimité, la recouvrant de la plus grande part d’ombre possible. Ayant tenté (au printemps 1985) de le convaincre de se laisser enregistrer pour une émission des Nuits Magnétiques de France Culture, j’ai reçu de sa part un refus poli[2], accompagné d’une excuse (qui a fini par me parvenir par le truchement d’une attachée de presse un peu désolée) : fatigué, pas le cœur à ça. On en est resté là.

Bien qu’encore peu expérimenté, je n’avais pas insisté, sachant qu’on ne fait rien de bon si l’invité(e) se sent coincé par un dispositif — humain, mais aussi technique : Nagra avec perche et couple de micros — qui peut lui sembler inhibant ; sans oublier que l’entrevue se déroule dans un cadre de diffusion contraignant (imposant tacitement une «exigence de résultat» comme on dit dans les milieux que nous ne fréquentons pas). En radio où la parole est matière première (qui peut inciter à une forme d’écriture sonore par montage ; mais contrairement à sa retranscription sur papier, on ne peut la reformuler à l’envi), il faut avoir le temps et la possibilité de s’égarer. Autrement dit : se mettre en quête de quelque chose dont ne sait à peu près rien a priori. Si on connaît par avance le résultat, si on le plaque en tant que contenu sur une forme préexistante, l’enregistrement n’a plus le moindre intérêt, car on passe à côté de ce qu’est un véritable échange : une prise de risque partagée. Un bon entretien, où qu’il se déroule et quelle que soit sa destination finale, devrait être en quête de failles, de fêlures, d’accidents. Comme si seule l’attente de l’inattendu avait le pouvoir d’animer, d’entretenir, une forme de tension parfois jouissive au lien fragile et éphémère qui s’établit entre questionneur et questionné. Et c’est précisément cela que l’on espère : le pur plaisir du surgissement de la parole, via le silence qui la rend audible. La voix doit donc se trouver un ton, ne pas craindre de divaguer, au lieu de remplir mécaniquement l’espace sonore par une suite d’énoncés routiniers. En radio, comme ailleurs, ceux et celles qu’on nomme les bons clients sont une vraie plaie. Franquin n’était pas vraiment un bon client, ni même un client tout court : il était un artiste inquiet, doté d’un talent inouï, qu’il ne fallait pas prendre pour «quelqu’un d’autre», même si, comme Rimbaud l’a légendairement énoncé, « je est un autre » (ce qui signifie concrètement que le « je » « créateur » dont on désire tirer quelques éclaircissements ne coïncide pas nécessairement avec le « sujet » que l’on a convié à cet exercice singulier qu’est l’entretien).

Enregistrer, avec une machine ou à la main (prendre des notes au vol), c’est mémoriser, donc fixer les sons. Cette fixité, infiniment reproductible, peut s’avérer inquiétante pour qui oscille entre la tentation de paraître et celle de disparaître. C’est bien là, la difficulté de faire parler qui que ce soit. Alors que le capteur (preneur de son, « reporter ») est paré de tous les signes qui lui donne l’apparence d’un inquisiteur, il lui faut se montrer le plus discret possible, donc gagner en invisibilité au fur et à mesure de la montée de l’écoute et de tous les sens. Il doit proprement disparaître pour faire apparaître l’autre, véritable sujet de son travail (sujet vivant, en liberté, voire imprévisible), en fixer certains traits, ceux du moment, sans le figer.

Toute entrevue pouvant dégénérer en interrogatoire, Franquin se méfiait avec raison du flic, même au nez court, sinon creux, ou du juge, dissimulé sous le masque plus ou moins rassurant de l’intervieweur aimable et souriant. Mais en était-il de même pour lui des fans ? Ces encore adolescents (ou éternels ados) pour qui le mot entretien a d’abord trait au principe d’entretenir la flamme, et moins bien outillés (appareils à cassette rudimentaires, ces années-là, presque des jouets) ? Apparemment non. Ou, disons plutôt : pas toujours (car combien de refus pour combien d’acceptations ? Nul ne le sait). Franquin et les fanzines, recueil d’entretiens avec la presse souterraine (enregistrés et décryptés, notés sur le vif ou réalisés par échange de courrier) entre le créateur de Gaston et du Marsupilami et un certain nombre de jeunes gens (tous de sexe masculin) entre 1971 et 1993 ne fait pas loin de 500 pages bien remplies. Et même s’il y a des dessins et des présentations — remarquablement réalisées, soit dit en passant : très beau travail de l’éditeur José-Louis Bocquet et de l’« intervieweuse des intervieweurs », Elisa Renouil –, cela en fait des mots, des phrases, des récits… Donc des heures et des heures de paroles échangées, entrecoupées de rires plus ou moins étranglés (parfois retranscrits en imitation du cri strident, hystérique, de la mouette de Gaston — avec surenchère du côté de certains fanzines tel Copyright) et de silences inquiets (du moins, on l’imagine, car ils sont plus difficiles à faire passer sur le papier). Franquin aura finalement beaucoup parlé à ses lecteurs, même si sa parole peut apparaître du même ordre que ses dédicaces (un impôt payé de bonne grâce). À travers l’accumulation de ces tributs dédiés aux fans, il se sera inévitablement beaucoup répété ; mais il aura plus d’une fois, au cours de ces deux décennies de rencontres plus ou moins improvisées, cherché les moyens de transformer cet acte un peu morbide qu’est la pure répétition, en variant la formulation de son «prêt à dire», quitte parfois à se contredire (ce qui est en général bon signe).

Au fond, c’est un peu comme pour les gags de Gaston : une suite de variations au sens quasi-musical sur plusieurs thèmes entrecroisés. De 1970, date de la première réponse à la première question reproduite dans ce volumineux recueil : « Comment êtes-vous venu à la bande dessinée ? Un peu malgré moi », à 1993, date de la dernière, qui sonne presque comme «l’ultime soupir» d’un amuseur épuisé : «Pour terminer, on pourrait dire qu’il est important de faire rire, surtout dans les moments pénibles. C’est dérisoire, mais je crois que c’est vrai », Franquin aura accumulé, plus ou moins volontairement, ce qui, de malgré moi en dérisoire, lui a permis de dire le vrai, tout en prenant une aussi grande distance que possible avec l’expression — toujours pontifiante — de la vanité de « l’artiste » (cet artiste qu’il est devenu, un peu malgré lui).

Autre exemple, cette mise au point énervée apposée en conclusion d’une suite de 25 questions envoyées par courrier (donc écrites) par le fanzine Esquisses : «Votre questionnaire est diabolique. J’essaie d’y répondre honnêtement et je me retrouve philosophant complaisamment sur mes p’tits Miquets ! Moi qui entre dans des rages folles quand j’entends un auteur de roman par exemple raconter sa vie et décrire ses intentions, états d’âme avec toutes les nuances… On est tous les mêmes c… Oh pardon !». On notera au passage cet échange avec Sylvain Insergueix[3] à propos de ce même questionnaire : « J’en ai vu trente-six chandelles, cela m’a pris une journée entière de transpiration épouvantable ! Qu’est-ce que j’ai fait comme littérature ! »[4]

Quoi qu’il en soit, qu’il dessine ou qu’il parle de son dessin, il s’agit pour lui, comme pour tout « créateur » (ce mot sans doute encore plus difficile à porter pour lui qu’«artiste»), d’aller au bout de son monde. Donc de continuer, coûte que coûte, à mettre en place personnages, lieux et objets qui le composent. À l’architecturer, le réviser, le transformer, tout en restant fidèle à lui-même. Il est — il doit être, il sera jusqu’à son dernier soupir — celui qui fait mouche à chaque fois (s’il n’y arrive pas, il doit s’enfermer dans le silence et cesser de produire). Franquin a su surprendre tout en répondant à la demande excessive de ses lecteurs (qui tient pourtant en un seul mot : encore !). Il leur a donné ce qu’ils attendaient, tout en contrariant subtilement leur espoir naïf de la répétition infinie du même. Son génie (qu’il partage notamment, si l’on songe à ceux de sa génération, avec Raymond Macherot) est de nous avoir fait sentir le fait qu’un dessinateur vieillit, même si ses personnages ne peuvent le suivre sur ce plan (idée de gag à creuser : le dessinateur vieillit, ses personnages mûrissent…). Et on l’a senti, souvent avec plaisir, mais parfois douloureusement, dans son trait ; dans ce qui l’aura altéré, changé, transformé, lui donnant un surcroît de nervosité, donc de vitalité, quoique débordante d’humeur mélancolique (cependant salvatrice, car incitant à la lutte), comme s’il devait, case après case, ferrailler avec la mort. C’est pourquoi il aura abandonné Spirou et Fantasio, ces héros certes dynamiques, mais bien artificiels et avant tout propriété de l’éditeur, ce mauvais père qui emploie son autorité à empêcher ses enfants de grandir, donc de passer à l’acte, sexuellement, politiquement. Alors que Gaston, dont il a longtemps espéré pouvoir dessiner le millième gag, pouvait transgresser certaines choses, même s’il s’est sans cesse heurté aux limites du convenu (avec quelques failles bienvenues du côté de l’autocensure, notamment en fin de parcours). Et les Idées noires sont l’écho des pulsions, pour une fois non contenues, de l’auteur, en nécessité absolue de pulvériser ce corset terrifiant de la bande dessinée franco-belge de sa génération, toujours édifiante, toujours réactionnaire, toujours en attente angoissée du jugement du père-éditeur, mi-ecclésiastique, mi-banquier, dix ans d’âge mental et les poches cousues d’or.

On pourrait, feuilletant en tous sens cet ouvrage qui n’a aucune raison d’être lu de manière linéaire, accumuler les citations (car il y a de vraies perles). On se contentera de noter à quel point il est la traduction concrète d’un renversement qui s’est opéré à l’orée des années 70 (donc au lendemain de mai 68) : d’un silence plus ou moins contraint à d’incessantes prises de parole, les auteurs favoris des jeunes lecteurs — Franquin était alors au plus haut de cette hiérarchie — ont pu délier leur langue et tenter d’exprimer l’inexprimable, à commencer par leur souffrance à travailler pour ce qu’ils ne pouvaient plus vraiment retrouver à volonté, malgré leur génie : l’enfance[5].

Franquin et les fanzines, en quelques mots, c’est l’histoire d’un très grand auteur, plutôt réservé, voire timide, en quête de liberté, mais fortement inhibé, qui ne voulait pas parler, en tout cas pas de lui, mais qui a su trouver de bonnes réponses — ou, si on préfère, de bonnes répliques (parfois quasi-théâtrales, et même sismiques) — à ce désir, vif et inextinguible, qu’ont eu ses fans de le mettre sur le grill ; à ce besoin de faire de ses dessins un dire et de ses dires une extension de ses dessins, tissant entre ces deux pratiques une histoire, lacunaire, déceptive, mais finalement passionnante, dont ce livre indispensable rend compte avec fidélité, à la virgule près.

Et pour conclure, tout en laissant les choses ouvertes, je voudrais juste noter que ce livre a un double «sujet» : Franquin, en premier lieu, bien entendu ; mais aussi les fanzines, et donc ceux qui les animaient ces années-là, dont certains sont loin d’avoir été perdus de vue. Ce portrait d’un auteur, paru à l’occasion des 75 ans de qui n’est pas sa créature, est donc un autoportrait collectif, presque une autocélébration du fanzinat en tant que mode d’exploration d’un désir partagé. Le lire en ce sens est sans doute plus profitable que d’y rechercher une résolution quelconque d’un insaisissable « mystère Franquin ».

 

[1] Comment on devient créateur de bandes dessinées : Franquin et Gillain répondent aux questions de Philippe Vandooren, collection Réussir, Marabout, 1969 (réédition, ed Niffle, 2001).

[2] L’émission, intitulée Bande dessinée promenade 2, a été diffusée le 25 juin 1985. Jean-Claude Forest en a été l’invité principal.

[3] De l’excellent et mémorable fanzine Falatoff.

[4] Notons au passage que cet entretien par écrit avec le fanzine Esquisses ne tient que sur à peine plus de trois pages, c’est un des plus courts de ce recueil.

[5] « Le génie, c’est l’enfance retrouvée à volonté » (Baudelaire).

 

© Christian Rosset et Du9.org,  juin 2013



Réalisés avec passion par des amateurs, les fanzines consacrés à la bande dessinée ont connu une grande période de popularité au cours des années 1970 et 1980. Durant cette période, André Franquin est l'auteur qui aura le plus largement ouvert sa porte aux apprentis journalistes de cette presse souterraine. Publiés à des tirages confidentiels entre 1971 et 1993, ces entretiens forment aujourd'hui une conversation ininterrompue longue de vingt-deux ans. La mise en perspective de ces interviews dessine ainsi une relation unique entre un auteur et son public. Pour Franquin, le fanzine se révèle l'espace de la libre parole avec les moments d'humeur de l'auteur, ses éclats de rire, ses indignations, ses admirations, ses interrogations parfois, sa passion souvent, son profond humanisme toujours.

Franquin et les Fanzines : une histoire en marge    p. 17

. Un monde en formation    p. 17

. La guerre des mondes    p. 18

. Le fandom    p. 21

. Underground world    p. 25

. Franquin, la porte ouverte sur le monde    p. 26

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LES ENTRETIENS    p. 31

Schtroumpf / Les Cahiers de la bande dessinée - Jacques Glénat-Guttin - 1971    p. 33

Krukuk - Serge Gasco - 1971    p. 51

Esquisses - 1972    p. 57

Falatoff - Sylvain Insergueix - 1972    p. 65

Comics Sentinel - 1972    p. 97

Copyright - Pierre-Yves Jetzer - 1973    p. 109

Stripschrift - 1974    p. 149

Gaston - Marc de Lint - 1976    p. 161

Antirouille - Gérard Mathieu - 1977    p. 175

Haga - Jean-Paul Tiberi - 1979    p. 189

En attendant - Jean-Claude De la Royère - 1979    p. 211

Schtroumpf / Les Cahiers de la bande dessinée - Jean Léturgie - 1980    p. 229

Spécimen - Jean-Pierre Sculati - 1981    p. 257

Le Journal illustré le plus grand du monde - Jean-Claude De la Royère - 1982    p. 275

Tonnerre - Jean-Pierre Sculati - 1984    p. 287

Saucysson Magazine - Patrice Bauduinet - 1986    p. 295

Ratatouille - Fred Coconut - 1986    p. 317

L'Âge d'or - Claude Decnop - 1988    p. 343

BDZoom / Dossier de presse Dargaud - Philippe Mellot - 1988    p. 363

Rombaldi - Erwin Cavens - 1988    p. 369

À l'aise - Hubert Holle - 1988    p. 389

Catalogue Angoulême - Numa Sadoul - 1989    p. 397

Magic Strip - Didier Pasamonik - 1989    p. 407

Esquisse - Guilhem Bec - 1990    p. 441

Champagne !- Jean-Pierre Sculati - 1992    p. 453

Auracan - Marc Carlot - 1993    p. 459

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ANDRÉ FRANQUIN    p. 471

Biographie    p. 473

Bibliographie    p. 477

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Table des matières    p. 479

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