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La Bande dessinée

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ou comment j'ai raté ma vie

Benoit Barale (BSK)

Editeur : PLG

Collection : Mémoire vive

Année d'édition : 2019

Première édition : 2019

256 pages

16 x 24 cm - 650 gr

Langue : Français

ISBN : 9782917837313

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La Bande dessinée


La Bande dessinée, ou comment j’ai raté ma vie a l’honneur d’être le premier titre de la collection « Mémoire vive » réalisé sous la forme d’une bande dessinée. C’est un ouvrage de Benoît Barale, déjà très présent chez la maison PLG où il a signé six autres titres.
Le livre n’est pas chapitré, aucune segmentation n’étant établie pour organiser ses plus de 250 pages. Pourtant, même s’il semble se présenter comme tel, ce livre de Benoît Barale n’est pas le long déroulé d’un essai autobiographique qui aurait été pensé et dessiné comme homogène. Il est au contraire un patchwork de segments réassemblés très savamment, en toute connaissance de cause. Lors de la lecture, on distingue aisément les différentes parties, l’auteur n’ayant nullement cherché à dissimuler son travail d’assemblage. Il n’hésite d'ailleurs pas à en avertir le lecteur. Certains agrégats sont particulièrement réussis, et votre libraire ne résiste pas à une recommandation : ne surtout pas rater les quelques pages superbes de « L’Univers nauséabond des comics underground ». Toujours au registre du patchwork, on signalera que si le livre est effectivement et indiscutablement une bande dessinée, l’auteur ne rechigne pas à insérer, ici et là, quelques pages de texte dénuées de dessin.
En définitive, il ressort de tout cela que l’absence de chapitrage pour ce livre relativement long est volontaire, et d’autant plus convaincant que Barale est très attentif à son propre travail, qu’il mène avec beaucoup d’interrogation et de réflexion. Barale n’est pas un artiste du trait jeté, fut-il simulé (à la manière de Reiser ou de Bretécher par exemple). Il met en scène la difficulté de son travail d’artiste, dans sa manière de dessiner comme dans son propos, qui porte précisément sur cette difficulté.

 

Notule de Frédéric Hojlo :

Avec Benoît Barale, la bande dessinée pour brillamment rater sa vie

Faire de la bande dessinée n'est pas vraiment une sinécure. Au point de "rater sa vie", comme l'affirme la mère de Benoît Barale ? Il n'a certes gagné ni fortune ni célébrité, mais est resté fidèle à sa passion. Ce qu'il nous raconte, justement, en bande dessinée.

Benoît Barale, qui a longtemps signé BSK, a toujours aimé la bande dessinée, en lire et en faire. Elle a été pour lui une passion et un refuge dès son enfance, un passe-temps et un espoir pendant l’adolescence, un crève-cœur et un amour à l’âge adulte.

Il a écrit et dessiné une douzaine d’ouvrages chez Groinge, PLG et Jarjille. Il a multiplié les pages dans divers fanzines (Âne d’aujourd’hui...) et revues (Comix Club, Jade...). Il a participé à des dizaines de festival, de Carros à Angoulême. Mais ses livres n’ont eu que peu d’échos dans la presse et sont presque absents des librairies. Il est presque inutile de le préciser : la bande dessinée ne lui permet pas de gagner de quoi vivre. Mais il préfère enchaîner les emplois précaires et les fonctions administratives que de se lancer dans un métier qui l’empêcherait de continuer à dessiner.

Ce choix n’est pas une évidence. Des centaines, peut-être des milliers de dessinateurs ont dû se poser une question qui relève du dilemme : comment vivre sa passion sans trahir ses idéaux ? Benoît Barale assume son choix depuis bien des années. Peut-être depuis le début de la parution de son Journal de Benoît dans les années 1990 ? Toujours est-il que le jour où sa mère lui déclare directement qu’elle considère qu’il a raté sa vie à cause de la bande dessinée, l’interrogation prend une nouvelle forme. Et le pousse finalement à s’atteler à une forme d’autobiographie nouvelle pour lui.

C’est cette autobiographie très particulière que Benoît Barale nous donne à lire dans La Bande dessinée ou comment j’ai raté ma vie, paru chez PLG fin 2018. Il y revient sur ses liens très forts avec la bande dessinée, ce qui l’a poussé à ne jamais poser ses crayons et à dessiner sans répit, malgré les déceptions, les faibles ventes et le manque de visibilité. De l’enfance à la veille de publier son nouveau livre, il se montre en dessinateur sinon génial, du moins opiniâtre, fidèle à ses éditeurs, prêt à se remettre en question et surtout définitivement amoureux de la bande dessinée.

La Bande dessinée ou comment j’ai raté ma vie est, en quelques sortes, une « méta-bande dessinée » : c’est une bande dessinée de réflexion sur un auteur et son art. Benoît Barale retrace en effet ses débuts, évoque les livres qu’il a dessinés, met en images les rencontres qui ont déterminé son parcours. Tout cela pourrait paraître ennuyeux ou ne concerner qu’un petit nombre de personnes - ses amis, d’autres auteurs, ses lecteurs les plus fidèles.

Et pourtant : ses choix narratifs, son écriture et son regard donnent tout son sel à son récit. Plutôt que de suivre une trame banalement linéaire, il n’hésite pas à jouer sur les correspondances, les échos et les liens qui ont parsemé sa vie de dessinateur. Le ton employé, simple et franc, ne feint pas l’objectivité et est souvent drôle. Nombre de remarques sont la preuve d’un réel recul sur sa pratique et nous en apprennent sur le petit monde de la bande dessinée.

Benoît Barale explique ses choix mais prend aussi le temps d’analyser son travail. En insérant dans son livre des extraits de ses bandes dessinées plus anciennes, il permet de mieux comprendre comment un auteur évolue tout en cassant un rythme qui aurait pu être monotone. Il dévoile également sa façon de travailler, qu’il s’agisse des ouvrages inspirés de sa propre vie ou ceux de pure fiction. Le lecteur peut même parfois avoir l’impression de découvrir la bande dessinée en train de se faire !

Le dessin de Benoît Barale est souple et expressif. En peu de traits, il parvient à suggérer une émotion. Par un minuscule changement, il montre l’étonnement ou la déception. Il est aussi capable d’allier des personnages aux « gros nez » avec des décors d’une grande précision. Sa composition classique - un gaufrier de six cases carrées - est rompue de temps à autre. Il maîtrise parfaitement un graphisme qui refuse les effets de manche et reflète, finalement, sa personnalité. Ce qui, comme il le montre bien dans sa bande dessinée, ne s’est pas fait en un jour.

A-t-il donc raté sa vie, cet auteur trop peu connu ? Laissons au lecteur le plaisir de découvrir ce que Benoît Barale conclut, et faisons preuve d’humilité, car comme il l’écrit lui-même, « si l’art est difficile, la critique n’est pas forcément aussi aisée qu’on le croit ! ».

Benoît Barale explique ses choix mais prend aussi le temps d’analyser son travail. En insérant dans son livre des extraits de ses bandes dessinées plus anciennes, il permet de mieux comprendre comment un auteur évolue tout en cassant un rythme qui aurait pu être monotone. Il dévoile également sa façon de travailler, qu’il s’agisse des ouvrages inspirés de sa propre vie ou ceux de pure fiction. Le lecteur peut même parfois avoir l’impression de découvrir la bande dessinée en train de se faire !

Le dessin de Benoît Barale est souple et expressif. En peu de traits, il parvient à suggérer une émotion. Par un minuscule changement, il montre l’étonnement ou la déception. Il est aussi capable d’allier des personnages aux « gros nez » avec des décors d’une grande précision. Sa composition classique - un gaufrier de six cases carrées - est rompue de temps à autre. Il maîtrise parfaitement un graphisme qui refuse les effets de manche et reflète, finalement, sa personnalité. Ce qui, comme il le montre bien dans sa bande dessinée, ne s’est pas fait en un jour.

A-t-il donc raté sa vie, cet auteur trop peu connu ? Laissons au lecteur le plaisir de découvrir ce que Benoît Barale conclut, et faisons preuve d’humilité, car comme il l’écrit lui-même, « si l’art est difficile, la critique n’est pas forcément aussi aisée qu’on le croit ! ».

Source : ActuaBD.com, (c) ActuaBD et Frédéric Hojlo

 


Notule de Harry Morgan et Manuel Hirtz :

Autobiographie dessinée d’un auteur et amateur de bande dessinée, signant BSK. Considéré du point de vue de l’histoire du genre, l’ouvrage témoigne éloquemment du changement de statut du créateur de bande dessinée, BSK étant remarquablement proche d’un diariste, donc d’un auteur qui par définition s’adresse à lui-même, qui aurait choisi le médium bande dessinée (« Parfois j’ai l’impression de faire des bandes dessinées uniquement dans le but de les lire »). À cet égard, l’apport du livre s’éclairera à la comparaison avec l’ouvrage d’Eddie Campbell, Alec : Comment devenir un artiste (éditions Çà et là, 2008).

Il est remarquable d’autre part que l’auteur ne fasse aucune distinction entre le type de bande dessinée qu’il pratique, son ouvrage constituant à cet égard une contribution à l’histoire du fanzinat et de la petite presse, et la bande dessinée la plus populaire, dont il est nourri, et dont il donne au fil des pages des critiques, elles aussi en bande dessinée, genre dans lequel il excelle. BSK ne distingue pas davantage ce qui relève de son parcours de créateur et ce qui relève de sa biographie, voire de son intimité.

Sens de l’humour et auto-dérision voisinent tout du long avec d’authentiques affres de la création, inséparables du doute sur soi.

Source : The Adamantine, (c) PLG, Harry Morgan et Manuel Hirtz

Moi, je trouve que tu as raté ta vie. La bande dessinée, elle t'a jamais rien rapporté ! Ça aurait dû rester un passe-temps, pour le week-end ou les vacances… Rien d'autre !

Rabat de la première de couverture :
Benoît Barale est né à Hyères, dans le Var, en 1971. Pour le reste, tout ce que vous devez savoir est raconté avec moult détails dans le présent ouvrage.

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